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Derniers milles

Les derniers milles se sont envolés comme jamais! La distance parcourue, les gens rencontrés, les souvenirs créés… Le périple aura semblé durer à la fois, une éternité et un bref instant seulement. La conception du temps en voyage est une bête bizarre. Comme si soudainement, un condensé de vie s’opérait, créant la sensation de vivre une quantité phénoménale d’expériences en peu de temps. Quel régale! 

Notre dernière semaine ensemble de résume en ceci: Pushkar, ses singes, ses pujas (et la nôtre!), la pluie et donc la flotte… Delhi et ses décombres pré-Commonwealth, Visite chez Sharad et Mira, la saga du sari et le départ de Maud du nouvel aéroport hautement sécuritaire…

Pushkar nous a effectivement gâtée en pluie, remplissant le lac au grand plaisir des habitants, et inondant les rues à notre grand étonnement…

Parlant de lac, nous avons eu l’immense bonheur d’avoir pu célébrer une puja avec Deepu, l’ami brahmane de Marc. Il nous a fait ça sur mesure, nous demandant, plus tôt, sur quoi nous voulions que cette cérémonie porte. Évidemment, votre santé, votre bonheur et vos accomplissements, cher amis et chère famille, ont fait partie de nos voeux! L’événement s’est déroulé sur le bord d’un bassin adjacent le lac, sous le regard amusé de nombreux singes et des pèlerins se baignant. Nous sommes sortis heureux et touchés de ce moment privilégié avec Deepu, convaincus d’avoir vécu un moment unique et fort.

De retour à Delhi, nous avons eu le plaisir d’être accueillis chez Sharad et Mira. Sharad est agent de voyage et a fait affaire avec Marc lors de ses périples comme guide pour le Club aventure il y a une dizaine d’année. Comme l’amitié ne se soucie gère du temps qui passe, le couple indien s’est fait un plaisir de nous recevoir malgré les huit ans qui les ont séparés de Marc depuis sa dernière visite en Inde!

Non seulement, nous ont-ils accueillis en leur demeure, gavés d’une bonne bouffe indienne maison (imbattable je vous assure!), mais ils ont aussi consenti à s’embarquer dans la folle aventure de trouver un sari à Maud, pour le mariage de son frère… Nous appelons maintenant ce moment intense « La SAGA du sari »!!! Oh my God! Quelle histoire. Un peu innocents, nous leur avions demandé s’il était possible d’aller acheter un sari avec eux… Nous étions loin de croire que cette demande bouleverserait nos vies pendant… quelques heures! En fait, en bons occidentaux habitués aux centres d’achats que nous sommes, nous pensions que le magasinage et la confection du sari se faisait au même endroit… Erreur! L’achat du tissu s’est fait dans une salle de montre où Maud a failli s’évanouir devant tant de tissus brillants, perlés, à paillettes, brodés de fil d’or et d’argent, couleurs fluos et imprimés à fleur ou à pois… Elle essayait pourtant de faire comprendre aux vendeurs qu’ils ne devaient pas être insultés par sa demande de sobriété, gage d’un port plus assuré chez nous! Heureusement, Mira, au regard digne de son nom, a trouvé deux tissus qui ont fait craquer la jeune québécoise au bord du découragement. Maud a donc acheté pas un, mais deux saris! Fières de nous, nous croyions avoir accompli notre mission… Erreur numéro 1. Il fallait maintenant acheter les jupons, ailleurs. Cette course faite par Mira, nous étions prêts à poser les armes… Erreur numéro 2. Il fallait aller chez le couturier, prendre les mesures des blouses! Là-bas, les mesures prises, nous pensions être au bout de nos peines, car elles seraient prêtes le lendemain avant-midi… Erreur numéro 3. Nous avions beau expliquer que Maud quittait le pays le lendemain, rien à faire, les blouses ne seraient pas prêtes avant 14h, alors que nous espérions midi max! Nous étions même prêts à payer plus! Mais non. Nous avons finalement su que la boutique n’ouvrait qu’à 11h30!! Le lendemain en allant chercher les dites blouses, nous eûmes le plaisir de constater qu’elles n’étaient pas faites sur place!! Quoi?! En attendant le gars qui allait les livrer à bord de son bicycle (!), nous avons décidé d’aller sur Internet pour passer le temps, certain qu’une fois la livraison faite, nous partirions de facto… Erreur numéro 4. Une fois le paquet arrivé, il fallait essayer et ajuster! Comment vous expliquer la difficulté et à réaliser cet exploit: essayer des blouse « skin-fit » dans une salle d’essayage grosse comme votre poche, sans ventilation, à une température d’environ 45 degré… humide!!!!!! Les voyageurs expérimentés en fait d’épreuves indiennes commençaient sérieusement à perdre patience devant l’impassibilité et le sourire mielleux du couturier qui semblait tout à fait indifférent à notre horaire pressant. Nous étions tellement soulagés d’embarquer dans la voiture de Sharad (climatisée, il faut quand même le préciser) et de savoir qu’il nous déposerait directement à l’hôtel en peu de temps… Erreur numéro 5. Il ne faut jamais sous-estimer le trafic de Delhi, même à 14h en pleine semaine! Quelle saga!

Sab Kuch Milega! « Everything possible »!

Enfin, nous avons bien profité de nos derniers moments ensemble, en se payant un bon resto, sur un toit, avec une bonne bière bien rafraîchissante! Nous nous sommes ensuite rendus au nouvel aéroport de Delhi, inauguré et ouvert la veille! La sécurité étant au coeur des préoccupations indiennes… Marc n’a même pas pu rentrer! Nous avons donc fait nos adieux sur le trottoir, nous foutant pour la première fois du voyage de la pudeur indienne… ;p

De retour à Montréal, Maud a assisté au mariage de son frère Georges et de sa belle-soeur Jessica, arborant fièrement le sari acheté à grande peine!

Marc est, pour sa part, à Daramsala. Il profite de sa dernière semaine pour réaliser de nombreux projets à faire là-bas: cours de cuisine indienne, tibétaine, cours de massage, marche en montagne, etc. Son retour est prévu le 7 août prochain!

Voilà! Nous espérons que vous avez apprécié l’expérience Sab Kuch Milega format blog! Merci de nous avoir suivis et d’avoir commenté nos articles! Ce fut un plaisir de vous écrire!

À bientôt… en personne!

Maud et Marc xox

P.S.: Ne vous inquiétez pas, nous n’allions quand même pas vous laisser sans quelques nouvelles de nos amis Bebé et Bebée! Eh bien, chacun de leur côté, Marc et Maud ont reçu un signe de vie. En fait, Marc a été bouleversé par la vision des lunettes de Bebée laissées pour compte, et brisées, sur une chaise de l’hôtel où il réside à Daramsala, le Pink Guest House. Inquiet, il a passé sa première journée à sillonner McLoad Ganj à la recherche de nos amis, sans succès. Lorsqu’il a demandé au propriétaire de l’endroit s’il avait vu Bebée et Bebé dernièrement, ce dernier a répondu qu’ils avaient quittés quelques jours auparavant pour Bali. Marc fut alors rassuré puisque nous savions que c’était dans leurs projets… Mais quelle fut la surprise de Maud, aujourd’hui-même, d’avoir dans sa boîte aux lettres, une carte postale à l’effigie du Chotiwala! Imaginez-vous donc que le légendaire couple s’est parti en affaire à Bali en ouvrant le tout premier Chotiwala en sol indonésien! Avec le sérieux et le souci du détail que nous leur connaissons, Bebé et Bebée ont même engagé un M.Choti qui regarde les passants devant le resto comme à Marakesh… euh, Rishikesh!

 

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Bom bolé ! … And All the Drama !

Une job d’été en Inde ?

Si vous êtes prêts à :

  • Travailler dans le cadre fabuleux de l’Himalaya;
  • Apprendre à travailler en équipe;
  • Maîtriser l’art d’éviter le caca de cheval;
  • Vous amuser en criant Bom Bolé aux milliers de pèlerins que vous croiserez sur la route;
  • À vous faire des muscles de béton en montant la route sur 12 kilomètres avant de la redescendre dans la même journée, toujours avec votre équipe et votre charge sur l’épaule;
  • Côtoyer les pèlerins hindous riches et grassouillets qui utilisent le service;
  • Manger tous les jours du riz et du dhal…

Vous êtes le candidat idéal pour une job de porteur vers Kedarnath !

Récit du trek :

Un trek hallucinant nous attendait vers les sources de la rivière Mandakini qui alimente le Gange coulant en aval. Notre trek est en fait un pèlerinage très couru par les hindous qui vont prier au temple de Sri Kedarnath, perché à 3584 mètres d’altitude, en-dessous du Glacier de Kedarnath qui lui, fait près de 7000 mètres d’altitude !

Les plus courageux, dont nous sommes, font la montée de 12 kilomètres à pied. Il s’agit d’une montée vertigineuse et incessante qui dure plus de 6 heures. Quant à eux, les moins courageux, ils monteront sur le dos de porteurs ou de chevaux. Les encore moins courageux, mais définitivement plus riche, feront une petite balade de 20 minutes en hélicoptère depuis la ville la plus proche.

En vrac :

  • Chambre avec vue sur le temple et all the drama (prédiction de Shaily qui avait misé en plein dans le mille);
  • Nuits inconfortables et fraîches;
  • Chai avec les babas;
  • Mono-alimentation (encore du dhal et des chapatis);
  • Marche dans la brume vers un lac de glacier;
  • Merveilleuses vues sur les hauteurs de l’Himalaya, etc.

De Guptakashi à Rishikesh

Marc fait son big shot en achetant à coup de 5 places à la fois dans la jeep pour partir plus vite et avoir un peu plus d’espace vital (on met 10 personnes dans ces jeeps!)

Nous évitons le pire en passant avant ou après les glissements de terrain… mais combien coûtait cet hélicoptère ? 1000 $ de l’heure ! 5 places dans une jeep ? 18 $. Le choix était assez évident… merci quand même à notre bonne étoile !

De Rishikesh à Pushkar

En vrac :

  • Bureaucratie indienne;
  • Billets de train non confirmés;
  • Gossage sur Internet;
  • Achat de deux segments de train pour nous rendre à Pushkar (plutôt qu’un seul);
  • Une panne de train en pleine nuit… qu’à cela ne tienne, changeons le moteur on the spot;
  • Trois heures de perdues;
  • Arrivées à l’hôtel de New Delhi : 1h30 am
  • Départ de l’hôtel de New Delhi pour prendre le prochain train : 5h15 am
  • Pendant ce temps, le lac de Pushkar se remplit d’eau de pluie pour nous accueillir;

Pushkar :

Ville sainte, Pushkar nous accueille sans œufs, sans viande, sans alcool. La ville abrite le seul temple dédié à Brahma dans toute l’Inde et le petit lac est témoin de milliers de pujas par années. Autour du lac, la petite ville s’est construite pour attirer les pèlerins mais aussi les touristes à la recherche de bijoux, vêtements et autre formes d’artisanat du Rajasthan. On y entend à toute heure le vrombissement des motos, mêlés aux beuglements des vaches et aux chants sacrés crachés par les haut-parleurs un peu partout. On y mange bien… vous voulez quoi? De l’israélien, de l’italien, du grec, du chinois? Ou même, un bon café au lait glacé? Vous le trouverez ici! Pushkar est définitivement la ville du Sab kuch milega (Anything possible). Vous pourrez un jour demander à Marc l’histoire du « Anything Man », qu’il a vécue lors d’un de ses nombreux voyages ici, si vous ne la connaissez pas déjà J

Nous avons décidé de nous payer la traite pour les derniers jours de Maud en Inde. Nous logeons à l’hôtel New Park : chambre air climatisée, douche avec eau chaude (!), piscine, service aux chambres, télé cablée, etc. Nous faisons même nos big shots en roulant en moto!! Et oui, vous avez bien lu. Maud apprend à conduire une moto en Inde… ne vous inquiétez pas, elle a pris soin de louer un casque!!! Malheureusement, c’était le dernier de la ville, Marc n’en a pas eu. C’est pas grave, il a la tête dure! Après sa première débarque, cascade digne d’une karatéka (pas une égratignure c’est juré!), Maud se débrouille plutôt bien mais apprécie souvent le feeling de rider avec son homme sur sa super Bullet au gros moteur ronronnant!

Encore une fois, nous avons le plaisir de passer un peu de temps avec des amis indiens de Marc (pour ceux qui se demandent, Marc a déjà travaillé comme guide en Inde, c’est pourquoi il a tant d’amis ici). Nous avons rencontré Ravi, un homme tenant une boutique de musique ainsi que Deepu, un Brahman faisant des pujas au lac et travaillant pour une  association d’aide humanitaire. En fait, il travaille pour Mara, une italienne qui a décidée de trouver une manière d’éduquer les jeunes filles indiennes des campagnes, de  construire des maisons pour leurs familles, de venir en aide aux personnes âgées ainsi qu’aux veuves qui sont ostracisées suite à la mort de leurs maris… De beaux projets, très inspirants pour les enseignants que nous sommes!

Voilà! Sur ce long message, nous vous souhaitons du bon temps et vous reviendrons avec les derniers détails de nos aventures indiennes dans moins d’une semaine!

Marc et Maud

P.S.: De retour à Rishikesh, quelle surprise nous avons eu en passant devant le Chotiwalla : Bébée et Bébé étaient là, attablés devant un Thali qu’ils se partageaient. Ils étaient tellement contents de nous retrouver. Ils nous ont appris qu’ils n’avaient pas bougé de Rishikesh (Marakesh comme dit Bébé). En effet, Bébée a piqué une sainte colère dans la ville sainte quand elle a appris que le voyage dans lequel Bébé l’avait embarqué n’était pas du tout pour se rendre dans les îles Malayas, mais bien dans l’Himalaya !!! Elle qui s’était apporté trois maillots deux pièces et qui avait fait faire son bikini juste avant de partir. Pas besoin de vous dire qu’elle était très déçue de la tournure des événements. Bébé lui proposait la baignade dans le Gange en crue, mais rien n’y faisait, c’est les îles qu’elle voulait !

Bébé, toujours créatif, lui a dit qu’il fallait profiter de ce séjour en montagne pour aller voir des dalai lamas et visiter un important site archéologique du nom de Michubichi. Après avoir regarder attentivement plusieurs guides de voyage de l’Inde il a dû se rendre à l’évidence : le Michubichi c’est pas en Inde, c’est au Pérou ! Quand aux dalai lamas, on lui a appris qu’il y en avait juste un dans l’Himalaya et qu’il était malheureusement impossible de monter sur son dos pour faire des balades. Voilà qui explique pourquoi nos amis n’ont pas bougé de Rishikesh. Ils avaient l’air un peu déprimés après 10 jours de thali au Chotiwala… On les a quittés ne sachant pas trop quoi faire pour les aider.

Heureusement, Bébée a juré de s’occuper des prochaines vacances. Elle nous a dit qu’ils iraient dans le Bali et qu’ils en profiteraient pour faire un petit détour par l’Indonésie tant qu’à être dans le coin. Voilà une bonne nouvelle.

Vers les sommets

Après des adieux déchirants avec Bebé et Bebée, nous avons pris la route des hauts sommets himalayens à la recherche de nouvelles aventures et rencontres. Notre ami Shaily avec ses Ray ban achetées à Paris et son Jeep indien de l’année, high tech et climatisé est venu nous chercher. Il nous attendait depuis déjà un bon moment pour nous faire décvouvrir son coin de paradis juché à 3000 mètres d’altitude et entourés de sommets enneigés. Plusieurs de ces sommets, aux noms évocateurs, tels Kedarnath, Badrinath et Gaumukh, donnent source au Gange. C’est d’ailleurs vers Kedarnath que nous irons trekker dès demain.

La route pour nous rendre ici mérite une description exhaustive: Les habituels précipices qui plongent vers le Gange, les courbes sinueuses, les virages en épingle et le trafic chaotique des voitures, jeeps, autobus, scooters, motos, camions et pèlerins à pied. Il faut certes préciser que nous sommes en pleine saison des pluies et que cette période de l’année est propice aux éboulements et glissements de terrain… Ne vous inquiètez surtout pas, nous avions commandé du soleil et il a fait beau durant les 5 heures qu’a duré notre voyage. Cependant, les vestiges des jours précédents nous portaient à croire en notre bon karma qui plus est, nous avions un chauffeur extrêmement prudent qui utilisait avec parcimonie son cellulaire.

Le highlight de ce periple fut certainement le moment où nous avons dû faire halte le temps d’un dynamitage sur la route… Oui, oui, notre route ! Il fallait bien enlever du chemin ces cailloux géants qui bloquaient le passage. Avions-nous mentionné qu’il n’y avait qu’une seule route pour nous mener à destination?
Toujours est-il, qu’on nous recommandait de demeurer dans le véhicule le temps des explosions. Pourtant, aucune barrière de sécurité ou de personnel responsable n’empêchait les badaux de se promener à proximité des bâtons de dynamite. Soudainement, une série d’explosion, la terre qui tremble, les projectiles de cailloux désintégrés et une épaisse fumée odorante se manifestèrent. Ouf ! Voilà, c’est fait les chauffeurs s’impatientent, ils veulent passer. À peine un petit 5 minutes de déblayage du bulldozer et nous voilà repartis accrochant presque au passage les dynamiteurs coupant les fils de la dynamite qui n’avait pas explosée… Sap kuch milega !

Enfin, une heure plus tard et nous voilà arrivés à destination. Manon, et ses deux fils nous accueillent, ainsi que de nombreux employés qui s’empressent de monter nos sacs à notre campement. Shaily et Manon, se sont créé un domaine fabuleux où trônent une maison pas encore fini d’être construite, ainsi qu’une vingtaine de tentes à l’intention de touristes. Ces énorment tentes de canevas sont dotées d’une salle de bain complète, de deux lits de camp avec literie propre et électricité. Nous logeons au numéro 10. Wow! Le lendemain de notre première nuit, les Himalayas nous ont accueillis en nous montrant leur splendeur et leur blancheur immaculée.

Quel projet! Quatre ans de travail acharné, de patience éprouvée et de créativité n’ont pas encore suffit à ce rêve d’être entièrement réalisé. La famille de quatre dort dans une seule chambre, attendant chaque jour les travailleurs venant au compte-goutte continuer la construction de leur maison. Inutile de vous dire que cet endroit sera des plus charmant une fois le labeur terminé. En attendant, Shaily est un hôte formidable, nous nous sentons de la famille 🙂

De retour avec des nouvelles fraîches de notre trek/pèlerinage dans quelques jours!

Portez-vous bien d’ici-là!
Marc et Maud

Les aventures de Bebé et Bebé

Je veux tout simplement vous présenter Bebé et Bebée, le gentil couple que nous avons renontré ici à Rishikesh. Ils nous ont tellement plus que nous leur avons fait honneur en mettant leur photo dans l’top du blog 😉 Bon, il font un peu simple mais ce sont de bonnes personnes. Sérieusement, nous avons passé toute la journée avec eux aujourd’hui,  ce fut charmant!

En fait, nous sommes allés au sommet d’une montagne, voir un temple… je vous reviendrai avec le nom (oups!). Pour nous y rendre il fallait marcher 4 heures dans la forêt. Comme nos amis ne sont pas très sportifs, Bebé a suggéré une ride en jeep…

Nous avons accepté vu la chaleur suffocante et l’humidité sans pareil… mais nous avons un peu regretté notre choix car vraiment, Bebé conduisait en fou! Je vous jure qu’il était pire que les Indiens! Klaxon et tout et tout!

Heureusement, nous avions décidé de redescendre à pieds 🙂 Toujours est-il qu’au temple, tout le monde dévisageait Bebé et Bebée. Vous me direz que c’est compréhensible vu leur look, d’accord. Mais que dire de leurs nouveaux amis? Eh oui, après Bebé et Bebée, des Babas! Ils étaient au temple en pèlerinage… tout comme notre couple fétiche qui n’ont pas manqué de leur jaser ça en anglais cassé. Je ne vous avais pas dit que Bebé et Bebée sont Québécois? Ça saute aux yeux il me semble 😉

Enfin, après cette rude journée de marche et de contemplation, Bebé a décidé de sortir sa douce. Biensûr nous étions invités à nous joindre à eux, ce que nous fîmes avec plaisir! Vous auriez dû voir Bebé, y’était tellement fier d’inviter Bebée au resto! Malheureusement, je n’arrive pas à mettre le vidéo en ligne sur le blog… peut-être réussirai-je à le mettre un de ces quatre sur Facebook? Enfin, je vous laisse quand même sur cette photo de Bebée, hystérique de bonheur avec la mascotte du resto le Chotiwala où Bebé nous a tous amenés!

C’est avec regret et tristesse que nous quittons nos nouveaux amis demain matin… Peut-être les reverrons-nous un jour, qui sait? Chose certaine, c’est que nous avons passé un sacré bon moment en leur compagnie! Ils nous ont fait rire avec leurs expressions et leur façon de déformer les noms d’endroits… Bebé pense que nous sommes à Marakesh en ce moment… Bebée se demandait ce que « picale » voulait dire quand je disais qu’il faisait une chaleur tropicale… Oui, ils nous manqueront.

Maud

Du chaos au Commonwealth

Namasté

L’Inde l’été… quelle drôle d’idée ! Il faut bien être professeurs en quête de sensations fortes pour fuir une canicule montréalaise pour se rendre dans un des endroits les plus chauds du globe. Delhi nous attendait avec ses 46 degrés dans un chaos encore jamais vu, même si tous me disaient que l’Inde avait bien changée en huit ans. La vérité, c’est que Delhi ne nous attendait pas du tout. Elle se prépare plutôt à recevoir les jeux du Commonwealth à l’automne. La ville est un grand chantier comme si tout avait été démoli à la dernière minute pour être ensuite mieux reconstruit juste à temps pour la fin du mois d’août. Maud et moi sommes sceptiques… Dans le main bazar, nous avons pu contempler les travailleurs sur leurs échafaudages de fortune brisant la pierre au marteau et au ciseau sous un soleil de plomb.

Les mêmes « employés de la ville » dorment à même le sol le soir venu, directement sur la rue ou les moteurs, les klaxons, les conversations, les aboiements des chiens errants, les beuglements des vaches ne cessent jamais. Des conditions de travail extrêmes qui nous coupent toute envie de nous plaindre de la chaleur lorsque l’on déambule dans le bazar avant de retourner, épuisés, à notre chambre climatisée.

Plus tard, la magie de l’Inde nous a permis de mettre la main sur les deux derniers billets d’un train qui nous mèneraient dans les contreforts de l’Himalaya sur les bords du Gange mythique, là ou il fait moins chaud. Rishikesh est suffocante, les mouches sont omniprésentes. Pourtant les 43 degrés sont définitivement plus supportables quand on a les pieds dans le Gange avec les vues splendides sur les temples, les montagnes et sur cette rivière en crue ou des milliers de pèlerins viennent se laver de leurs péchés en s’accrochant à des chaînes pour ne pas partir avec le courant.

Maud a vécu sa première Puja du voyage, gracieuseté d’un brahmane itinérant et insistant. 10 roupies pour un beau tilak au front et un bracelet au poignet ce n’est pas cher payé. Par la suite, nous avons offert au Gange de petites barquettes remplies de fleurs, d’encens et de chandelles que le vent nous a rapidement soufflées. En mettant nos offrandes à l’eau nous avons tous les deux fait un voeu que la déesse Ganga se chargera d’exaucer. Enfin j’espère bien…

Voilà pour ce premier épisode. La suite avec Maud dans quelques moments…

Marc